L 'assurance sociale au début du XX ème siècle

La sécurité Sociale telle nous la connaissons aujourd'hui a été mise en place en 1945 par ordonnance en application du programme du Conseil National de la Résistance (qui rassemblait tous les courants de la Résitance à l'occupation nazi). Ambroise Croizat, Ministre communiste du gouvernement  de coalition de 1946 à 1947, dont De gaulle était le président du Gouvernement (président du conseil) a eu la charge de mettre en place ce système ainsi que les retraites, la caisse d'allocations familiales, les comités d'entreprises....
 
Qu'y avait-il avant?
 
...Des médecins qu'il fallait payer et donc qui n'étaient accessibles qu'aux plus riches. 
...et au  XIXe siècle, seul les indigents peuvent être hospitalisés dans des structures souvent tenues par des soeurs. Plus de 95% de la population n'avait donc pas accès aux soins, même de base sauf à être considérés comme "indigents", charité chrétienne oblige.
 
in revue-francaise-des-affaires-sociales-2002-1-page-131
 
Au XIXe siècle, seul les indigents peuvent être hospitalisés. Ce principe n’est précisé explicitement ni dans la loi du 16 vendémiaire an V - 7 octobre 1796, ni dans celle du 7 août 1851. Quant à la circulaire du 31 janvier 1840 portant règlement modèle, elle n’a rien prévu pour les règles d’admission. Mais la tradition séculaire d’un accueil caritatif unique persiste.

La loi du 15 juillet 1893 sur l’Assistance médicale gratuite (AMG), la Charte de la mutualité du 1er avril 1898 et la législation sur les accidents du travail du 9 avril 1898 vont favoriser l’élargissement de la clientèle hospitalière. Mais cette évolution suscite de nombreuses controverses au sein du Conseil supérieur de l’assistance publique. En effet, les accidentés du travail et les mutualistes ne peuvent pas être rangés dans la catégorie des indigents [4][4] J.-P. Domin, « L’incidence de la loi de 1898 sur les.... D’autre part, le financement public des séjours hospitaliers des bénéficiaires de l’AMG est critiqué par les médecins généralistes dans la mesure où il les prive d’une partie de leur clientèle et leur enlève un peu de leur prestige social en rompant le pacte moral entre le malade et le médecin.

Progressivement, l’admission de malades payants se généralise dans les établissements publics hospitaliers. Le nombre d’hospitalisations s’accroît passant de 630 000 en 1898 à 850 000 en 1912 [5][5] J.-P. Domin, Les dépenses hospitalières entre 1803.... Face à cette évolution, le Conseil supérieur de l’assistance publique adopte trois principes : le caractère exceptionnel des malades payants, la possibilité pour les établissements de les admettre moyennant un prix variable, supérieur au coût de revient et l’acceptation, par le ministre de l’Intérieur, de la création de salles de malades payants. Les pouvoirs publics les reprennent tous les trois dans la circulaire du 15 décembre 1899 fixant le règlement modèle des hôpitaux.
 
 
Les premiers assurés sociaux apparaissent donc au début du 20ème siècle mais il faut payer soit une assuranzce privé soit payer tout court les soins et bien sur pour sa retraite. Sinon il y avait les sociétés de secours mutuels qui ont été crée par les patrons pour mieux "contrôler" leur ouvriers  (http://​www.​persee.​fr/​doc/​rhmc_​0048-​8003_​1987_​num_​34_​4_​1427)
 


Il est clair qu'à la Chapelle Saint André les choses étaient plus compliquées et difficiles quand il y avait un gros problème de santé. En clair il faisait pas bon dêtre pauvre en ces temps anciens.

A droite voici un exemple de carte d'assuré social en 1930 :
 
 
 
Quelques liens :
 
 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_Charles_de_Gaulle_(1)
◊s://fr.wikipedia.org/wiki/Ambroise_Croizat